Soulèvements arpente moult territoires, mais pas seulement géographiques : ils sont aussi existentiels, anthropologiques, civilisationnels. De grands mots, qui trouvent une expression la plus simple qui soit. Tout, ici, est signe d'une œuvre d'envergure.
Presse & Médias
Ce qui se dit du film : retrouvez les interviews et critiques des journalistes.
Revue de presse
Émouvant, tout en ne cédant jamais à la facilité, intelligent et tour à tour galvanisant (de l'espoir que représente l'action militante) et désespérant (de l'incurie des pouvoirs publics et des grands groupes), Soulèvements est aussi plus que jamais d'actualité[…]
[…]à l'heure de CNews et BFMTV, ce documentaire consacré aux Soulèvements de la Terre donne au contraire le sentiment que le cinéma offre désormais une forme de refuge à une paole politique inaudible ailleurs.[…]C'est aussi sa manière d'aller contre ce qui entrave l'écho des ces luttes très penséees et organisées : leur réduction à des actions violentes, alors que tout ici relève d'une réflexion politique limpide, partageable, souvent implacable.
— Cahiers du Cinéma - Marcos Uzal
L'avis du Monde : "à voir" – On ne compte plus les documentaires engagés, citoyens, militants, comme on choisira de les appeler, qui s'invitent dans les salles de cinéma sur des sujets politiques brûlants, et Dieu sait qu'il n'en manque pas.[…] Soulèvements, de Thomas Lacoste, qui tourne depuis bientôt un mois dans une série d'avant-premières pleines à craquer, échapperait-il à cet écueil ? Pas vraiment du strict point de vue des critères précédemment énoncés. Assurément, toutefois, dès lors qu'on prend en compte la qualité des intervenants, partant la qualité de leur écoute, la distribution de leur choix et de leur parole, l'attention portée à leur rapport concret au monde plutôt qu'à leurs convictions idéologiques
Il y a des femmes et des hommes, des paysans et des étudiants, des convaincus de la première heure et des ralliés tardifs. Leurs récits racontent l'intelligence collective et l'amour du vivant. Ils ont pour revers la répression d'État et les violences policières que rappellent, au montage, quelques photos en noir et blanc.
L'avis du Figaro : "à voir" – On ne trouve ni babos ni bobos parmi les jeunes et les moins jeunes qui témoignent devant la caméra de Thomas Lacoste mais des citoyens, agriculteurs ou naturalistes avec un fort ancrage dans un territoire et des convictions, prêts à "désarmer" les destructeurs du vivant. Un portrait choral qui fait entendre un autre discours à rebours des préjugés.
— Étienne Sorin - Le Figaro (11/2/26)
Mais l'apport singulier de Soulèvements tient au rôle central que joue un autre dispositif mobilisé par le film, apparemment le plus simple, voire le moins cinématographique qui soit: des entretiens, face caméra, avec des personnes impliquées.
Ce sont treize prises de paroles, d'une ou parfois deux personnes agissant ensemble et qui racontent. À la télévision, on parle de talking heads pour désigner ce dispositif. Ce qui se produit dans le cas de ce film en est l'exact contraire. Le cadrage, la durée, la beauté des images, la qualité des énoncés, la diversité sensible des personnes, l'attention à leurs affects autant qu'à leurs idées et qu'à leurs pratiques engendrent un effet très singulier, mystérieusement gracieux en même temps que chargé de sens.
Chacune et chacun ne partage pas seulement un point de vue et des informations; il devient porteur d'une émotion, d'un rapport au monde.
La lutte pour la défense d'un lieu et d'un mode de vie et de production, ce sont aussi des histoires d'amitié, de solidarité, et d'amour pour le territoire, comme le raconte une des intervenantes au sujet du glacier de La Grave. C'est un « endroit puissant et quand on aime quelque chose, on cherche à le défendre, c'est quelque chose qui est très présent dans les soulèvements : l'amour des territoires et la force que ça donne pour les défendre, pour ne pas se laisser désespérer ». Des territoires défigurés par des autoroutes, des bassines pour l'agriculture ou de la neige artificielle, des serres industrielles, des aéroports, et en toile de fond la mise en cause d'un modèle économique. « Je suis de ceux qui peuvent dire : on a tout essayé » pour essayer de sauver ce qui peut encore l'être, raconte un père de famille, artisan et citoyen engagé qui fut maire d'une commune : par la légalité, par les urnes... mais les résistances sont trop fortes.
Avoir un endroit où il y avait plein de voix différentes des Soulèvements de la Terre qui pouvaient s'exprimer, et [pour] montrer la diversité de nos attachements au territoires, des terrains d'action. On a agi sur des montagnes, des glaciers, des zones humides, des forêts. Le film laisse s'exprimer tout un tas de personnes différents et prend le temps de raconter.
Soulèvements est un plaidoyer, et il faut le prendre comme tel. Il devient alors intéressant, presque sociologiquement, tant il montre des femmes et des hommes qui ont fait de la cause environnementale l'axe central de leur vie et qui se racontent sans détour.[…] Et c'est peut être là son véritable projet : non pas emporter l'adhésion, mais rendre visibles celles et ceux qui estiment n'avoir plus d'autre option que la rupture.
— David Doucet - Le Point (11/2/26)
Chaque entretien démontre la clarté et l'efficacité de ceux qui luttent et esquivent les violences politiques. Des témoignages enchâssés dans des images d'archives en noir et blanc et de beaux travellings sur des campagnes en désuétude où se retrouvent des activistes pour le climat et des paysans soutenus par des syndicats. Les militants interviewés impressionnent par leur maturité, comme cette agrégée qui a travaillé dans des ministères avant de se réinventer en fromagère, puis en éleveuse-bouchère qui fait tout pour exercer en accord avec son éthique.
Capter la parole, son flot, comme un lieu privilégié de l'élaboration politique, c'est ce que fait le réalisateur Thomas Lacoste avec Soulèvements, documentaire sur les Soulèvements de la Terre, film de compagnonnage précis avec un mouvement historique. Contre la fiction policière de l'«écoterrorisme», et les caricatures répressives diffusées par ceux qui tremblent que les peuples se détournent de l'entreprise capitaliste de dévastation du monde, il s'agit de faire parler, donc de faire entendre, une partie de celles et ceux qui composent cette force collective, nombreuse et diverse.
Thomas Lacoste raconte le mouvement des Soulèvements de la Terre dans un documentaire choral passionnant qui bouscule une multitude d'idées reçues. Un film aussi engagé qu'engageant.[…]
Instants de songe dialoguant avec le concret des mots. Après son travail au long cours (dont L'Hypothèse démocratique – Une histoire basque en 2022) sur la manière dont les indépendantistes basques ont su penser la sortie du conflit armé, Lacoste prouve ici son talent à s'emparer du présent. Un document d'utilité publique.
Des archives du mouvement, en noir et blanc, se mêlent à des images de ce que ces engagés défendent : l'eau, la terre, le vivant. Du dispositif classique, entretien face caméra, le réalisateur tire le meilleur, une parole rare, profonde, puissante. Derrière l'image de ces « terroristes » ? Des habitants ancrés dans leurs territoires, transmettant des savoir-faire, tissant un réseau de solidarités pour défendre le bien commun. Plus que cette déconstruction salutaire, le film, en rendant justice à une écologie concrète et joyeuse, s'impose comme un formidable contrepoint à notre impuissance écoanxiogène.
Soulèvements requinque. Le nouveau film de Thomas Lacoste brosse le portrait bouleversant d’une jeunesse portée par l’amour de la nature. C’est un film d’amour, une déclaration à tout ce que la nature compte de précieux : arbres, vaches, montagnes, oiseaux, glaciers et ajoutons l’eau, bien sûr… C’est peu dire que les spectateurs ont été enthousiastes. Le film donne l’impression d’une source qui jaillit, limpide et claire. Le bonheur de ces jeunes gens, certains d’avoir trouvé l’endroit exact qui fait sens pour eux, nous contamine. En filigrane, ils et elles disent : quand on aime, on peut. Des pistes et des ponts se dessinent pour cette jeunesse qui veut déplacer des montagnes sans toucher à un arbre.
Le réalisateur donne la parole, face caméra, à seize membres du mouvement.
Les militants racontent ce qui est systématiquement invisibilisé : une organisation collective, ancrée dans les territoires, qui expérimente d'autres manières de vivre, de lutter et de faire monde pour défendre les communs face à l'artificialisation des sols et l'accaparement des terres et de l'eau. Ce contre-récit puissant invite les détracteurs du mouvement à aller voir par eux-mêmes et surtout, donne envie de lutter.
Soulèvements nous offre une plongée unique au cœur du mouvement écologiste français le plus important et le plus réprimé de ces dernières années. Sa singularité réside dans son approche à la fois intime et collective d'un mouvement souvent traité sous un angle purement polémique par les médias traditionnels. Ces trentenaires héroïques (parfois accompagnés de parents déjà paysans ou agriculteurs) sont dans un combat littéralement vital. A Notre-Dame des Landes, Sainte Soline ou encore au Clusaz, ils s'organisent contre l'accaparement des terres et de l'eau et les ravages industriels.
Nouveau film de Thomas Lacoste, Soulèvements reflète avec intensité ses multiples facettes d'éditeur, intellectuel, de cinéaste et militant dans ce documentaire qui donne la voix à des activistes éclairés.
Seize voix, et autant de trajectoires singulières qui convergent autour du mouvement des Soulèvements de la Terre. Thomas Lacoste, dont la filmographie est marquée par des œuvres chorales et militantes (Notre monde, en 2013, rassemblait trente-cinq spécialistes - philosophes, économistes, sociologues - pour réfléchir à une «pensée commune »), nous plonge dans la vie de ces trentenaires engagés dans un combat vital.
— Xanaé Bove – Trois couleurs
C'est efficace et dense. Il y a de l'émotion, du politique, de l'espoir aussi. Ils viennent des quatre coins de France, de milieux différents et ont en commun de vouloir protéger leur environnement, le vivant, les communs.
— Sofilm
Un naturaliste corrézien témoigne dans le documentaire Soulèvements de Thomas Lacoste
Puisque le cinéma est le temps de la construction de la pensée en véritable alternative à l’immédiateté d’informations télévisées et sur Internet non vérifiées, Thomas Lacoste pose un cadre avec sa caméra pour accueillir tour à tour la parole de seize membres des Soulèvements de la Terre dans leurs réflexions citoyennes sur leur propre sens de la lutte contre les injustices. Le dispositif classique de l’entretien face caméra trouve ici une nouvelle dynamique avec le confort du temps long du développement d’une pensée pertinente, revenant sur les enjeux et l’élaboration d’un collectif de résistance.
Les expériences se développent à partir d’un point de vue personnel sans jamais s’enfermer sur des convictions idéologiques subjectives mais dans une démonstration passionnée tout autant que distanciée par rapport à la violence de la répression étatique. Au fur et à mesure des témoignages affleure une construction au présent d’une pensée collective se construisant dans l’action directe de différentes formes de luttes festives et solidaires de la diversité naturelle.
Il en découle une véritable respiration émouvante de la pensée si lumineuse venant enrichir la conscience écologi…
Les soulèvements du documentaire. Une étoile filante raye le ciel. On entend une chouette hululer, l'église tonner dans la nuit, sans perturber le vol d’une petite chauve-souris. Conditions de rêve pour la séance de Soulèvements de Thomas Lacoste, face à 700 personnes, dont certaines s’essuient régulièrement les yeux d’émotion. Sur l’écran un ornithologue raconte la première fois qu'il a prêté attention aux chants des oiseaux, un émerveillement qui « épaissit l’existence ». Le film déploie des entretiens avec des militants des Soulèvements de la Terre, après le carnage de Sainte-Soline, et l'échec de la dissolution du mouvement par Gérald Darmanin. Pas de caméra embarquée dans les actions ici, zéro image choc issue du champ médiatique. À cette jeunesse en lutte pour la survie, criminalisée par la répression d’État, le cinéaste accorde le temps fou de la parole. Ce témoignage choral leur laisse raconter le sens enchanté qu'ils trouvent à agir pour l'intérêt commun, contre les ravages industriels, leur rapport amoureux aux espaces, la joie plutôt que l’impuissance.
Un père, la gorge nouée par l’émotion, qui dit merci à sa fille de lui avoir ouvert les yeux et qui lui présente ses excuses pour lui avoir laissé un monde au bord de l’abîme… Dans Soulèvements, le réalisateur Thomas Lacoste est parti à la rencontre de ceux et celles qui se lèvent et se soulèvent pour s’opposer à des projets qui dénaturent, au sens propre comme figuré, l’environnement. Ce qui frappe dans cette mosaïque de portraits, c’est le caractère protéiforme d’un mouvement intergénérationnel, très féminin, avec des ruraux et des urbains tombés dans la marmite de la défense de l’environnement. Difficile de voir en eux des « écoterroristes », pour reprendre le mot de l’ancien ministre de l’Intérieur, eux qui font l’éloge amoureux de la nature avec pour arme majeure leur sincérité désarmante et un humanisme contagieux. Treize mille personnes ont vu le film en avant-première.
Le bonheur des résistances partagées, le goût du collectif, l’amour de la nature et des autres, vous les trouverez à haute dose dans Soulèvements, le dernier film du réalisateur Thomas Lacoste. Tandis que ce substrat humain remonte à la surface de l’écran, que les images de foules en marche réouvrent l’horizon, on se surprend à reprendre force dans le mot « ensemble ». Soulèvements nous parle de nous, et de notre époque de rupture comme rarement. Sans apprêt, sans effets sonores ou visuels gratuits, simplement en rappelant le bonheur des résistances partagées, et en peignant la beauté d’un monde où paysages, bêtes, flore, humains coexistent.
Soulèvements, c’est une vraie proposition de cinéaste, une réflexion sur la puissance d’agir, sur le collectif, sur le rapport à l'autre et à soi, et sur l’attachement viscéral à la terre. Au cinéma le 11 février, le film est largement conseillé par L’Onde Porteuse qui vous réserve une surprise le 14 février à Paris à l’issue d’une projection…
Tout ici relève d'une réflexion politique limpide, partageable, souvent implacable. Et au-delà des mots, le cinéma enregistre quelque chose de plus concret et inconscient, qui est aussi l'antithèse du spectacle faussé des plateaux des chaînes infos : la force de l'engagement de ces jeunes militants tel qu'il s'exprime dans la détermination et la franchise de leurs visages et de leurs regards.
— Marcos Uzal, rédacteur en chef des Cahiers du cinéma
Avec Soulèvements, Thomas Lacoste filme des luttes enchantées. Consacré aux Soulèvements de la Terre, le nouveau documentaire de l’auteur et cinéaste est visible pendant tout le mois d’août dans les salles du réseau Utopia, avant sa sortie nationale. Les témoignages face caméra de militants de ce mouvement, qu’avait tenté de dissoudre le ministre de l’Intérieur, composent un passionnant et poignant plaidoyer pour leur combat littéralement existentiel. Lire la suite sur Rue89
Près de trois ans après les événements de Sainte-Soline, dans les Deux-Sèvres, les images de la journée d'affrontements du 23 mars 2023 entre forces de l'ordre et opposants aux méga-bassines, ces réserves de subsitution en eau, refont surface sur grand écran. Dans son film documentaire Soulèvements, Thomas Lacoste remonte le fil des grandes mobilisations écologistes qui ont parcouru le pays depuis bientôt une décennie à travers les voix de militants, membres des Soulèvements de la Terre.
Thomas Lacoste, dont la filmographie dit assez l’intérêt pour les luttes émancipatrices et l’articulation du légal et du légitime, est allé à la rencontre de ces territoires en résistance pour leur donner la parole : c’est un film réflexif, pensé comme une approche chorale du mouvement, fait de seize portraits lumineux et intègres, issus d’entretiens face caméra, ancrés dans des paysages. Les images issues des archives du mouvement, en noir et blanc, sans commentaire, rythment cette composition.
— Attac
Du 4 au 10 mars, le syndicat des distributeurs indépendants appelle les salles à programmer des œuvres pour continuer à éveiller la curiosité et l’esprit critique du public, dans un contexte politique tendu. Deux des films de Thomas Lacoste sont sélectionnés !
La bonne nouvelle du formidable film de Thomas Lacoste, c'est qu'on peut enfin entendre, écouter, voir que nombreuses sont celles qui résistent, nombreux sont ceux qui se soulèvent… Les images sont magnifiques et le respect de la vie et de l'humain qui motive l'action de tous ces paysans et militants illumine la moindre image.
Il est des œuvres, si ce n’est qui changent le monde, tout au moins qui y contribuent. Soulèvements fait partie de celles-ci, c’est une vraie bouffée d’énergie et d’optimisme.
Le documentaire de Thomas Lacoste est déjà salué par les critiques avant même sa sortie le 11 février 2026.
La lutte pour le vivant au cinéma. “De quelle sénile maladie souffre une société qui accepte de criminaliser sa jeunesse pour les efforts qu’elle déploie à inverser le funeste cours des choses ? C’est de cet apparent paradoxe que tout est parti”, se souvient le réalisateur. Le documentaire met au jour la pluralité de visages et de corps qui peuplent les Soulèvements de la Terre, des individus de tous âges, emplis d’espoir et d’empathie, à l’opposé du fantasme d’écoterroriste, brandi par le Gouvernement et relayé par des médias de masse. Le film nous révèle un mouvement efficace et organisé, mais aussi porteur de joie, d’émerveillement et d’inventivité. Si les Soulèvements de la Terre sont une constellation de luttes, les personnages du film de Thomas Lacoste sont autant d’astres cherchant à éclairer la nuit qui vient.
La force du film tient aussi à sa manière de filmer les visages et les voix. Les prises de parole captées au cœur des assemblées ne sont pas de simples témoignages mais de véritables moments de pensée en action, où l’on voit se chercher les mots pour dire la colère, la fatigue, la solidarité. La caméra s’attarde sur les hésitations, les silences, les phrases qui trébuchent, comme pour rappeler que la politique se fabrique aussi dans ces instants de fragilité. Ce choix donne au documentaire une dimension profondément humaine : derrière les banderoles, il y a des vies, des métiers, des histoires familiales, des inquiétudes concrètes pour l’avenir.
Le film s’attache à montrer la joie bien enracinée dans les territoires où, pour paraphraser les Paysans travailleurs cher à Bernard Lambert, ça lutte et ça vit. La liste est trop longue pour décliner tous les sujets portés par le film mais ce qui est sûr c’est qu’un point y est fermement défendu : il faut sortir résolument de l’idée de la possibilité d’une coexistence avec l’agriculture industrielle qui désertifie et affame le monde, ravage nos territoires comme nos vies et massacre l’ensemble du vivant. Il n’y a qu’une agriculture possible, vivable, viable et soutenable pour toutes et tous, c’est l’agriculture paysanne.
Attachement sensible. En réponse à la criminalisation, les Soulèvements sont attachés à un certain anonymat, ce qui a poussé le cinéaste à trouver les ingrédients pour "établir un rapport de confiance suffisant", comme il avait pu le faire dans un autre projet portant sur l'histoire du conflit au Pays basque. "Très vite, on s'est mis d'accord sur l'objet, c'est-à-dire de faire un film à la fois réflexif et sensible", raconte-t-il, évoquant d'autres points "plus élémentaires" mais tout aussi importants : "anonymiser les lieux, les personnes qui parlent" et "ne pas entrer dans l'organigramme du mouvement". "On a décidé de faire confiance", a expliqué à l'AFP Martin Fraysse, membre des Soulèvements de la Terre et l'un des organisateurs du dernier rassemblement anti-A69 dans le Tarn, début juillet. "Au-delà de la possible mise en danger de se montrer […], il y a quelque chose d'important dans raconter l'attachement sensible à la terre et au vivant", a précisé l'un des seize visages du film, lors d'une des projections du film.
Filmer la pensée. Le film prend soin de donner suffisamment de repères aux regardants pour savoir où on est et de quoi on parle, souligne le réalisateur qui a voulu dresser une géographie à la fois humaine et des luttes, dont certaines sont moins visibles que d'autres. À l'image de celle contre les retenues collinaires de La Clusaz, destinées à alimenter les canons à neige de cette station alpine, qui donne lieu à une séquence d'entretien émouvante entre une jeune militante de la CluZAD et le père de sa meilleure amie engagée dans la même lutte, ému et fier du combat des jeunes femmes. "J'espère que l'intégrité et la dignité de ces visages sauront vous toucher comme elles nous ont bouleversés à leur rencontre", s'est ému Thomas Lacoste, devant quelque 300 spectateurs, en majorité des jeunes. "Le film tient en son cœur le pourquoi de ce mouvement, il humanise celles et ceux qu'on a appelé les écoterroristes", estime Virginie, une éducatrice spécialisée. Pour Océane, étudiante en Sciences sociales, "ça donne envie de soutenir de différentes manières". Si la salle pleine et les discussions suscitées par le film donnent de l’espoir, si cela marche aussi bien, souligne le directeur du …
Le film de Thomas Lacoste donne à entendre la parole de celles et ceux qui luttent pour le bien commun et la défense du vivant. Ce film vivant, émouvant, riche d’humanité désirante, à l’encontre de l’image donnée par les media dominants, est un document d’utilité publique. On adhère à l’engagement de cette jeunesse consciente de l’écocide en cours et on se réjouit de ses victoires car, heureusement, il y en a et ce sont elles qui donnent le goût du possible.
[…] un mouvement de résistance intergénérationnel porté par une jeunesse qui vit et qui lutte contre l’accaparement des terres et de l’eau, les ravages industriels, la montée des totalitarismes et fait face à la répression politique. Une plongée au cœur des Soulèvements de la Terre, ce mouvement de forces multiples déployées un peu partout dans le pays qui expérimentent d’autres modes de vie, tissent de nouveaux liens avec le vivant.
Au travers d'une dizaine de témoignages de jeunes militantes et militants, paysannes et paysans, habitantes et habitants des territoires qui ont participé aux dernières luttes locales pour la défense de la Terre et du Vivant, pour une agriculture durable et respectueuse de la biodiversité, se revendiquant d’appartenir à la dynamique collective des Soulèvements, de l’A69 aux méga-bassines, en passant par les retenues collinaires du plateau de Beauregard, le documentaire de Thomas Lacoste nous donne à voir la puissance de ces parcours personnels et de ces engagements collectifs.
Les témoignages émouvants et sincères de ces hommes et femmes nous apportent l’espoir d’un autre monde possible et viennent légitimer les actions de désobéissance civile ou de démantèlement, s’appuyant sur le droit à vivre dans un environnement sain et équilibré, le droit de protéger les terres et les fermes dans lesquelles ils ont décidé de vivre et d’y travailler, la nécessité d’agir face à la destruction de la biodiversité. Soulèvements, un film incontournable pour comprendre ce mouvement populaire.
— Syndicat des avocats de France
Le réalisateur Thomas Lacoste propose une plongée au cœur des Soulèvements de la Terre, ce mouvement de désobéissance civile, qui vise à protéger les communs. Il propose une galerie de portraits : 16 militants des Soulèvements de la Terre sont filmés avec leurs hésitations, leurs émotions et leurs débats. Et surtout avec les territoires en partage auxquels ils tiennent tant : des écosystèmes de faune et flore menacés par des projets industriels ou de transport, par des « mégabassines » comme à Sainte-Soline, ou un aéroport comme à Notre-Dame-des-Landes, lieu de naissance de ce collectif écologiste en 2021. À travers toute la France, on voit les liens se tisser entre ces militants, infime part des 200 000 personnes qui se sont réclamées du mouvement en 2023. Pour contrer certains préjugés d’« écoterrorisme », le réalisateur espère que le plus grand nombre de personnes pourra à son tour rencontrer, par le cinéma, ces insurgés de la Terre.
— Entretien avec Thomas Lacoste et Sidonie Blaise, Sud Ouest
Entretien avec Thomas Lacoste autour du film Soulèvements dans le cadre de l’émission radiophonique Ratures.
Un film qui regarde et écoute la beauté du monde.
Le Syndicat de la magistrature se réjouit de pouvoir annoncer son soutien officiel au film de Thomas Lacoste, Soulèvements. Le film de Thomas est le rappel incarné de l'importance vitale des luttes pour l’écologie, la défense des écosystèmes et contre les extinctions de masse ; c'est une réflexion sur les modes d'action et d'organisation du militantisme sur ces questions à une époque de restriction significative de la liberté d'expression et de contestation.
Après les luttes basques dans L’Hypothèse démocratique, Thomas Lacoste s’intéresse dans son dernier film aux Soulèvements de la Terre. Avec des témoignages tous plus sincères les uns que les autres, mais aussi si précis et concrets qu’on ne peut qu’en louer l’authenticité. Le grand mérite du film, en plus de la connaissance concrète de ces mouvements est de dépasser systématiquement la morosité ambiante, de nous montrer qu’il est encore possible de faire bouger bien des choses. Ici, nous sommes loin de la politique du Colibri… Les Soulèvements de la terre se situent dans un contexte bien différent. Qui débouche sur une nouvelle forme de militantisme, un engagement collectif quotidien, exaltant. Et particulièrement émouvant.
Entretien avec Thomas Lacoste autour du film Soulèvements à l’occasion des 41e Rencontres de Gindou Cinéma.
Parmi les temps forts de cette quinzième édition du Festival International du Film d’Environnement (FREDD) de Toulouse, le documentaire Soulèvements de Thomas Lacoste, dédié aux mouvements écologistes contemporains !
J'ai pleuré, j'ai ri, j'ai eu des frissons… Bravo pour ce magnifique film qui éclaire nos luttes dans un contexte parfois sombre.
Très applaudi et même ovationné en fin de projection à Rennes, ce portrait choral a soulevé les âmes, par son authenticité et son impact émotionnel.
Responsabilité. Solidarité aussi, puisque chaque action nécessite une véritable organisation – transports, hébergements, nourritures… – dans des conditions qui sont toujours difficiles quand la menace policière est omniprésente. C'est passionnant de voir comment chacun(e) évolue quel que soit son âge, quelle que soit son origine sociale, vers une prise de conscience du véritable ennemi qu'est le capitalisme. Devant la déroute de partis politiques (qui ont eu leur nécessité au 19ème et au 20ème siècle), leur incapacité à s'emparer à bras-le-corps de cette situation hautement dangereuse – la montée de l'extrême-droite, la crise de la démocratie – le film de Lacoste réveille notre espérance de voir naître de la base une autre manière de vivre ensemble ; elle est déjà là, à nous la reconnaître, à nous de la faire grandir. Soulèvements a cet immense mérite. Et, en plus, il est beau, beauté des visages, beauté des paysages. Un film à voir de toute urgence.